La mia mama a veul ch'i fila

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La mia mama a veul ch’i fila al lùnes,
ma mi al lùnes grato le pùles,
ën pò ‘d sossì, ën pò ‘d lolà,
la mia mama fé
da sin-a e da disné
la mia mama a veul ch’i fila,
e mi peuss pa filé.

La mia mama a veul ch’i fila al màrtes,
ma mi al màrtes gieugo a le carte...

La mia mama a veul ch’i fila al merco
ma mi al merco vado da Berto...

La mia mama a veul ch’i fila al giòbia,
mi al giòbia monto ‘n sla lòbia...

La mia mama a veul ch’i fila al vënner,
ma mi al vënner siasso la sënner...

La mia mama a veul ch’i fila al saba,
ma mi al saba ciapo la paga...

La mia mama a veul ch’i fila ‘d festa,
ma mi ëd festa ‘m buto la vesta...

Ma maman veut que je file le lundi,
mais moi le lundi je me gratte les poux,
un peu de ceci, un peu de cela,
ma maman, là
pour le dîner et pour le déjeuner
ma mère veut que je file
mais moi je ne peux pas!

Ma maman veut que je file le mardi
mais moi le mardi je joue aux cartes

Ma maman veut que je file le mercredi
mais moi le mercredi je vais chez Berto,

Ma maman veut que je file le jeudi
mais moi le jeudi je monte sur le balcon

Ma maman veut que je file le vendredi
mais moi le vendredi je tamise les cendres

Ma maman veut que je file le samedi
mais moi le samedi je vais récupérer ma paye

Ma maman veut que je file la dimanche
mais moi le dimanche je mets ma veste

Chant énumératif en dialecte piémontais, diffus dans différentes versions également en Lombardie.

Les chansons du monde populaire qui prône la paresse sont nombreuses : elles appartiennent souvent au répertoire de la Leggera, la légère que l’on pourrait rapprocher des précaires d’aujourd’hui, les journaliers, les saisonniers. Ces gens voyageait donc “légers”, ils ne possédaient rien et n’avait donc rien à perdre, ils pouvaient donc à peu près tout se permettre.
Qui mieux que des gens se tuent au travail peuvent parler de la paresse?

Comme très souvent, la journée était consacrée au champ et le soir à la couture pour gagner quelques sous en plus.. Dans cette chanson, la jeune personne qui parle n’a aucunement l’intention de filer, chaque jour, elle trouve un prétexte meilleur que le précédent pour exercer son droit à ne rien faire.
le jeu de la chanson est bien sur d’accélérer le plus possible et de chanter chaque strophe d’une traite sans respirer!

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